Solitude en bleu

Là-bas, tout au bout de ma solitude, je regardais en rêvant la fumée bleue qui montait lentement de mes doigts et dessinait, tel un mirage, le contour de ton visage, ma main cherchait ta main, mes lèvres cherchaient les tiennes. Impalpable rêve.
Là-bas, tout au bout de ma solitude, je pensais à ces nuits de Paris, tendres et inquiètes, à cette musique douce et fluide que tu aimais, à ces cendriers remplis, à ces verres qui s'entrechoquaient, à ces choses sublimes et insensées que tu me murmurais, à nos fou-rires, à ton sourire refuge.
Là-bas, tout au bout de ma solitude, j'écrivais que je t'aimais, Philippe, et j'attendais, pour enfin te le dire, les nuits bleues de Paris.

Martine, 24 septembre 2007 *


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