"éros
invaincu"
Hans Bellmer |
Paris,
1er janvier 2007
Chère
amie,
Contrôlez votre éreuthophobie, car à la suite de
notre conversation de ce soir, l’inspiration m’a envahi.
Il est vrai que mes derniers prolégomènes comportaient
une anamorphose dont l’acmé montrait une aporie. En fait,
une asyndète avait entraîné une anacoluthe trompeuse,
voire fallacieuse. Une prochaine fois, pour atteindre l’ataraxie,
je ne me livrerai plus à la catachrèse. Finis les gongorismes
: seul l’atticisme me convient.
En attendant, pour savoir à quoi je consacrerai mes futurs loisirs,
assis sur un bétyle, je me consacre à une profonde oniromancie.
Peut-être composerai-je, à votre unique profit, des palindromes
ou des épithalames immarcescibles que je calligraphierai avec
componction sur des palimpsestes à cela dédiés,
en me gardant bien de commettre un quelconque psittacisme. Ou bien,
pourrions-nous nous compléter dans la pratique de l’amoébèe,
en dégustant des idolothytes cuites à point, servies par
un hiérophante entouré de ses céroféraires.
A moins que tous deux penchés sur un guindre, à l’instar
de Pénélope, nous tissions lors d’un travail méthémérin
de longs poux de soie, en écoutant guiorer les muridés.
J’espère cependant que quelque sycophante ne m’accusera
pas d’accumuler les synecdoques dans de tristes spicilèges.
En attendant qu’un chaman ne vous fasse rentrer en obsécration,
ne laissez pas votre cœur battre la chamade. Sur ce je vous souhaite
un excellent nycthémère.
Votre ami P.M...
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